Gentillesse, serviabilité, hospitalité…

Gentillesse, serviabilité, hospitalité… une après-midi à Hammam-Sousse

L’après midi était ensoleillé et j’avais rendez-vous avec Amira, une jeune amie afin qu’elle fasse la promotion de son activité : professeur de français, mais un professeur un peu spécial qui s’adressera à des enfants de 6 à 14 ans et qui enseignera à travers la réalisation d’activités ludiques : cuisine, jardinage, médiation, yoga, jeux, chansons… vous pouvez d’ailleurs la joindre ici : frenchpassiontn@gmail.com.

En l’attendant, je flânais dans le magasin Guérisold, vaste friperie du rond-point de Menchia ayant la flemme d’aller plus loin. A force de regarder et de voguer de portants en portants, je trouvais 2 ou 3 choses que j’essayai et deux que j’achetai, à 2 dinars pièce, je ne m’étais pas ruinée.

Après nous devions nous retrouver devant la poste où était installé un podium. Là elle fut invitée à se promouvoir. Mon amie s’était maquillée et était joliment vêtue pour la circonstance. J’avais moins aussi posé une pointe de mascara et d’ombre à paupières sur mes yeux. Avant sa prestation, nous avions rejoint une très aimable bibliothécaire Feten que je connais étant inscrite à sa bibliothèque, et qui est de plus une parente d’Amira.

Le petit speach commencé en français et poursuivit en arabe, mon amie distribua des flyers.

Maison de la culture de Hammam-Sousse

Danse, théâtre, peinture à Hammam-Sousse

Puis Feten, nous entraîna vers la maison de la culture à 2 pas de là, afin qu’Amira puisse présenter son activité. Nous voilà passant de bureau en salles, à chaque fois très aimablement reçues, faisant parfois la bise (à de parfaites inconnues). Le directeur, charmant, que je trouvai très bien de sa personne, puis des professeurs, hommes ou femmes occupant différentes salles, proposent des ateliers de peinture « classique », peinture sur soie, sur verre, théâtre pour adulte, théâtre pour enfant, danse pour enfants et adolescents. Quand je dis « dommage, rien pour adulte » au club de danse, le jeune homme qui nous recevait nous indiqua, qu’en fait le cours ado, était aussi pour les plus avancés en âge ! Bref j’étais un peu surprise de découvrir tout cela et bien tentée par la danse. Feten, petite femme souriante et serviable nous a emmenées partout avec la même gentillesse du début à la fin. Je ne parlerai jamais assez de la serviabilité, de la bonne humeur et de l’accueil des tunisiens et tunisiennes !

Salon de coiffure à Hammam-Sousse et petits gâteaux

Après ce vaste tour d’horizon, nous avons pris le chemin du retour, nous promenant dans les ruelles de Hammam-Sousse, jusqu’à la porte d’un salon de coiffure dont Amira m’avait parlé et que le hasard plaçait sur notre chemin. Salon, tenu par une de ses cousines. La porte ne laissait pas présager ce petit écrin, super mignon, blanc et rouge, très coquet. Je suis toujours surprise de trouver de tels lieux, à l’abri des regards mais attachants. De plus la coiffeuse est compétente et suis exactement les instructions des clientes. Quand vous dites, coupez 3 centimètres, vous ne vous retrouvez pas avec 15 centimètres de moins !

Nous nous sommes installées pour discuter un peu et par une autre porte intérieure cette fois, avons gagné la cour immense, blanche et bleue de l’habitation où la maitresse de maison vaquait à ses occupations. J’avais là l’exemple typique de la maison arabe, des pièces entourant la cour. Là après les présentations, nous avons été conviées à la dégustation d’un café et d’un gâteau. Toute la famille présente m’a été présentée dont une autre de leur fille Fatma et son mari palestinien Mohamed qui est resté deux ans aux Etats Unis et qui a aussi séjourné en France. Le jeune couple s’est connu en cours de langue dispensé par la jeune femme, monsieur continuant en Tunisie des études de journaliste.

Nous avons parlé de la Palestine où dans sa ville, vol, viol, meurtre, insécurité n’existent pas, chacun se soutenant face à des conditions de vie difficile face à Israël. Ces jeunes gens étaient visiblement amoureux, et Amira m’a indiqué après que les parents aussi s’aimaient et formaient un couple uni. D’ailleurs avant qu’elle ne me confie tout cela, je lui avait fait remarquer, l’harmonie qui semblait régner entre tous les membres de la famille. Le fait mérite d’être souligné car en Tunisie le taux de divorce est encore plus élevé qu’en France. D’ailleurs, petit aparté, je me souviens d’une première visite chez une doctoresse où la secrétaire enregistrait mes coordonnées et me demandait ma situation familiale. J’avais répondu « divorcée » et cette femme sympathique de renchérir : « ici en Tunisie, on se marie au printemps et on divorce en automne ! » J’avais bien ri.

Des petits riens qui font tout

Après un au revoir, nous voici déambulant dans les rues, levant le nez au ciel vers les chaussures accrochées sur les fils électriques. Incongru d’en voir autant ! et rentrant doucement chacune à son domicile.

Une journée comme je les aime où presque rien n’avait été planifié mais où la découverte des autres est un enrichissement.

Coif4

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